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La musique de l'enfance

La musique du 3ème homme, un film de 1949, je suis né en 1950, dont mes parents avaient le disque. On m'a raconté plus tard que je dansais sur ma chaise à chaque écoute. A l'âge de 5 ans, le piano familial fut vendu. Je pleurais et jeûnais 2 jours, paraît-il, au point qu'on me promit d'en racheter un quand les finances iront mieux et ce fut oublié. Le déménagement en Savoie ouvrit la liberté de danser à toute vitesse sur les pentes rarement damées à l'époque. Le mouvement, la trace, la ligne était en germe.

Ceci pour partager un peu des sensations que j'éprouve actuellement avec mes toiles.

 

La suite est venue d'un petit transistor caché sous les draps dans un dortoir d'internat. 1963. Tous les soirs sur France Inter, José Arthur passait le disque pop de la semaine en début et fin d'émission consacrée aux Arts en général. L'énergie du rock ouvrait une fenêtre de liberté, complétée dans le même temps par la passion des livres de Boris Vian et de sa vie d'artiste trépidante.

 

Musicien frustré? Pas vraiment car toute l'énergie reçue par la musique donne le mouvement  de  danser graphiquement. Une manière particulière de s'intégrer à la musique.

On m'a raconté une anecdote de l'adolescence où on commentait ma danse ainsi: "On dirait qu'il peint". Je ne savais pas encore que ce serait ma vocation. Comme quoi, on est ce qu'on est.

Je fus même élu bizuth jerk lors d'un passage forçé en prépa HEC rejeté avec force.

Je ne cesserai jamais de danser ainsi, à Ibiza et à Tignes en particulier où je gagnais quelques concours en discothèque.

Ce n'est qu'en 1999 que l'idée des performances peinture en concert me vint pour sortir de la minutie de 25 ans de graphisme minutieux à la plume jusqu'en 2010 où l'aérographe remplaça les petits rouleaux et la peinture noir et blanc.

 

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